DANSE – VIDEOS – PERFORMANCES

Festival ZERØ1
Soirée RALENTIR LE CORPS

Créations étudiantes de danseur·euses de l’Atlantique Ballet Contemporain

dim. 20 & lun. 21 avril – 18h30

env. 60min

entrée libre sur réservation

La Rochelle

À l’occasion de sa 10ᵉ édition, le festival interroge notre rapport au temps à travers la thématique RALENTIR : si un phénomène peut synthétiser l’état de notre perception contemporaine, c’est bien l’accélération qui est devenue l’un des marqueurs distinctifs de notre époque. Cette soirée « Ralentir le corps », en partenariat avec La Manufacture CDCN, met en lumière des créations créées spécialement par des étudiant·es danseur·euses de l’Atlantique Ballet Contemporain et du Master 1 DPAN.

Psaume à trois voix – Anna Mata, Adèle Drecq-Viaud, Amandine Berton, Eloi Dollfus (musique) / Performance dansée

La résonance, dernière partie du son qui annonce sa fin proche. Si elle s’interprète dans une matière chorégraphique d’impact et d’impulsion, elle impose aussi une définition lyrique puissante, de ce qui nous fait vibrer, nous émeut, nous transporte, nous dépasse. Cette composition explore différentes définitions de la  résonance sur les plans musicaux, psychologiques et physiologiques. Musicalement, la résonance du chœur religieux puis le silence qui s’ensuit se traduisent par des mouvements d’impact, d’impulse ou liés afin d’interpréter différemment la résonance musicale. Psychologiquement, elle évoque la communication non verbale et les sentiments, transmettant un message à travers le lyrisme du haut du corps. Physiologiquement, elle fait vibrer l’esprit ou le cœur, combinant les aspects précédents dans une chorégraphie et une partition non-narratives afin que chacun laisse résonner la chorégraphie de manière personnelle…

Passage suspendu – Zoé Moreno, Artémis Cousinié-Escriva, Zoé Pourroy d’Aboville, Maya Thornhill (montage vidéo) / Vidéo performance

Trois personnages distincts arpentent des espaces et atmosphères différentes. L’action y est significative du rapport à l’autre, au lieu et au temps. Les protagonistes naviguent entre une immobilité et une énergie qui parfois les dépasse et les amène au mouvement dansé. Ainsi, le masque intervient comme un renversement de l’habituel, en déshumanisant les personnes qui les portent. Il rend alors compte de l’absurdité de la vitesse dans des lieux où ralentir semble impossible. Le masque permet de capter l’attention du passant et l’invite à prendre le temps de s’immiscer dans la proposition. Par moments, le spectateur·ice retrouve un espace neutre, vidé de toutes personnes, ne laissant que le souvenir d’un personnage dansant et éphémère, déjà disparu. Il sera notre point d’ancrage lorsque saisir le vide devient essentiel.

Juste à temps – Ulysse Debord-Germain et Thomas Staes / Projection

Alors que tout s’accélère autour de nous, la question d’un ralentissement se fait de plus en plus entendre. Mais ralentir quoi ? Où ? Comment ? Et surtout, pourquoi ? Ralentir, ne veut pas dire s’arrêter ou être lent, c’est avoir pris conscience de la vitesse. Et on le sait, aujourd’hui tout arrive très vite mais dure peu. La surconsommation autant matérielle qu’immatérielle a biaisé notre rapport au temps, à la saveur des choses et à leur véritable durée de vie. Par le corps et l’image, nous voulons alors parler de temps, le sentir s’étirer, s’allonger, s’agrandir jusqu’à son déchirement. Le rythme d’un cœur se modulant.